Maria Perrotta

Maria Perrotta en récital à la salle Cortot – Une Italienne à Paris – Compte-rendu

Alain Cochard - Concertclassic

“Maria Perrotta a beau être installée à Paris depuis un bon moment (elle y a d’ailleurs effectué une partie de ses études, auprès de Jacques Rouvier), on la connaît mieux dans son Italie natale que chez nous, où il aura fallu attendre ce 17 février pour la voir donner son premier récital dans la capitale. Une public nombreux a répondu à l’invitation et l’on peut imaginer qu'en son sein figurent des mélomanes alléchés par la qualité des quatre enregistrements (en concert) publiés par Decca Italie (les Goldberg, les Opus 109 à 111 de Beethoven, un récital Chopin autour de la Sonate en si mineur, les Sonates D. 784 et 960 de Schubert).

Fantaisie en ut mineur de Mozart, Opus 111 de Beethoven, Sonate D. 960 de Schubert : programme exigeant que celui choisi par Maria Perrotta pour ses débuts officiels à Paris. D’évidence, le poids de l’enjeu se fait sentir sur le KV 475 de Mozart qui paraît trop contrôlé pour que sa substance dramatique s’exprime pleinement, même si l'on sait gré à l'artiste de ne pas "beethovéniser" à l'excès le propos. Il fallait commencer, c’est fait, et voilà bientôt la pianiste lancée dans la 32eSonate ! Elle est chez elle ici et, comme lors de la découverte de son disque, on ressent une profonde évidence dans le rapport – qui est parfois aussi lutte –  avec le matériau sonore.
 
M. Perrotta aime enregistrer live ? On le comprend en l’écoutant pour la première fois en direct. Rien d’immuable, de définitif dans le regard qu’elle porte sur la partition ; le concert est un moment de vérité et l’occasion d’une remise sur le métier. L’interprète n’est pas là pour offrir une image figée de la musique ; elle poursuit sa recherche avec une sonorité d’un remarquable intensité, un jeu à la fois clair et riche qui permet à l’architecture de pleinement se déployer. On la suit sans qu’un seul instant l’attention ne se relâche.
Belle réussite aussi avec la Sonate D. 960 dont le naturel et le sens narratif vous embarquent d’emblée. L’humaine simplicité de l’Andante sostenuto est à l’image d’une conception d’ensemble qui se refuse à toute dramatisation excessive au nom de la position ultime de l’ouvrage dans la corpus des Sonates.
Quant à l’Aria des Golberg offerte en bis, elle n’aura pu qu’inciter à se (re)plonger dans un enregistrement (1) dont l’énergie et l’inventivité forcent l’admiration – une version qui pourrait réserver pas mal de surprises lors d’une confrontation « en aveugle » ... “

 
 

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